Sobriquets et Légendes

Sobriquets et Légendes commune de arcizans avant

Les habitants d'Arcizans-Avant ont un Sobriquet « Eths talhancetas », les gens aux ciseaux (ciseaux qui apparaissent aussi sur le blason du village).

« Estalhancelas, estlhants », ciseaux. - Les habitants sont très sociables et très sensibles ; ils ont des sentiments nobles et élevés, ils sont vaillants et possèdent au plus haut degré les vertus domestiques.

Mais la légende veut que :

Une jeune fille d'Arcizans-Avant, qui s'appelait Elisabeth, était un jour venue avec sa cruche à la houn d'era encantado, aperçut un bout de soie qui semblait couler avec l'eau et la voilà qui dévide aussitôt ce fil convoité. Pressée par la soif, sa mère la rapelle à grands cris.

Tentée par sa trouvaille qu'elle ne se décide pas facilement à lâcher, l'enfant répond avec douceur mais continue. Nouveaux cris, menaces de la mère. La petite décide alors de quitter la fontaine et rompt entre deux cailloux le fil dont elle tient déjà un gros poleton. Au même instant apparaissait la fée Margalide qu'un bout de soie retenait captive dans la roche, à l'orifice du jet d'eau. Eblouie et confuse, Elisabeth se sauve abandonnant son larcin et en fuyant elle entendait la fée qui chantait :

"Déra houn de Capdibere

Enta la houn det Bardèroun

Era nouste Margalide

Beill'et dié, era net qué droum."

On ajoute que Margalide, irritée, jeta à l'enfant ces paroles :

"Maldito sié era henno qui l'a portado, maïnado, per nou m'abé léchat sourti d'aci!"

Le lendemain, la mère était morte